DE RETOUR LE 21 .


LOUE & MARGAUX, HAPPY BIRTHDAY, D'ICI :')
(je n'ai plus de portable, je l'ai fait tomber à la mer)+SPARTIATE NOIRE À LA MER ! Avis de recherche, si vous en trouvez une, c'est la MIENNE ! (Marlène, merci pour l'idée !)

# Posté le vendredi 15 août 2008 06:01
Modifié le lundi 18 août 2008 13:39

Avion Lisbonne-Paris.


Il devait être dans les 9 heures du matin car c'est la cloche de l'église en face de chez moi qui me réveillait, & que même si j'ai jamais réellement réussie à compter le nombre de coups, ben je me levais toujours à peu près à cette heure là. Je me suis habillée, puis j'ai pris pas mal de temps pour me décider, est-ce que je met mes lentilles ou mes lunettes? Finalement j'ai opté pour les lunettes parce que je me suis dit que les lunettes, ça donnait un air intelligent à n'importe qui. J'ai cherché le papier où était écrit son adresse exacte & j'ai enfilé mes chaussures, les petites Bensimons beiges à lacets que je m'étais offertes lors de mon bref séjour à Paris. J'ai pensé que ce serait plus prudent de laisser un mot pour mes parents, je suis partie m'acheter des bouquins pour les cours je reviens après vous inquiètez pas bisous Lena, mais ça sonnait trop faux comme excuse, à 9h30 des librairies ouvertes dans le quartier, il y en avait très peu, alors j'ai rien mis & je me suis dit que s'ils avaient daigné m'acheter un portable y'aurait pas d'affaire de petits mots, & puis voilà. Je suis sortie à pas de loups pour ne pas les réveiller, d'ailleurs si ça se trouve ils ne seront même pas levés quand je reviendrais, j'ai fermé la porte avec ma clé & j'ai dévalé les escaliers de mon immeuble. J'avais pas mal de chemin à faire alors j'ai allumé mon i-Pod & j'ai mis Yann Tiersen sans me poser de question, parce qu'en fait, c'est le seul que j'ai toujours envie d'écouter. Je savais que ses parents ne seraient pas là & qu'il serait le seul à pouvoir m'ouvrir la porte de chez lui, je le savais parce que j'avais préparé mon coup depuis assez longtemps déjà. J'ai marché une bonne heure & il faisait super froid, même avec mon long manteau le froid transperçait mes habits & je grelottais, puis je suis arrivée devant chez lui. Là je misais un peu, & même beaucoup sur l'impulsion donc j'ai sonnée avant d'avoir le temps de réfléchir & de faire demi-tour. Il a ouvert & j'aurais parié qu'il serait habillé comme ça, un jean & un t-shirt bleu tout con, son préféré il me semble.
- Lena ?
Je crois que là non plus je ne me suis pas laissée le temps de réfléchir, je l'ai embrassé & c'était la première fois, du haut de mes 16 ans, que mon coeur explosait de cette façon, je l'ai embrassé & je me suis dit qu'il y avait vraiment plein de gestes qui se passaient de mots, finalement.
Avion Lisbonne-Paris.
# Posté le jeudi 24 juillet 2008 18:20

« & parce que je suis une intello comme tu dis, je ne peux pas m'empêcher de lire tes journaux de motos qui traînent aux chiottes & je sais que la nouvelle béhème R 1200 GS a un petit bidule éléctrique pour rouler avec de l'essence pourrie ... »

Ma chère amie,

Encore aujourd` hui, je nous revois, tous les deux dans les couloirs de notre école, nos cartables sur le dos, riant comme des sales gamins que nous étions. Ton sac avait toujours eu le don de ma fasciner; il ne passait pas un jour sans que je le regarde. Ou peut-être était-ce juste une excuse pour te regarder toi ? Il était jaune, jaune poussin. On ne pouvait pas t'louper avec, & tout le monde s'était moqué de toi au début, mais après, on s'y était habitué. On s'habitue à tout, hein . Je crois que ça a été vraiment toi, ma première amie. Je ne me rappelle pas de ceux d`avant, & puis même de ceux d'après, il y en a bon nombre que j'ai oublié. 16 ans. J'ai passé 16 ans de ma vie à tes côtés. Ma plus longue relation. Relation, dans le sens étendu du terme, j'entends. Nous n` étions pas amoureux. En fait, la question ne s`est jamais posée. Nous étions bien trop complices pour cela. Lorsque je lisais dans les journaux des titres tels que : "L'amitié fille/garçon, ça existe vraiment ?", je souriais. J'en riais même, les jours où il faisait beau. Ils ne nous connaissaient pas nous, ça s`voyait. Sans toi, j`aurai sûrement été un de ces stupides lecteurs qui croient à toutes les conneries qu`un journaliste peut écrire. Nous nous étions promis de faire le tour du monde à nos 40 ans, ensemble, si nous n`étions pas marié. L'idée venait de toi, la folie n`avait jamais été mon point fort. Aujourd`hui, j`ai 40 ans Sophie, je ne suis pas marié, & cela fait 10 ans. 10 ans que je n`ai plus de tes nouvelles. Tout s'est estompé peu à peu. Un coup de téléphone tous les jours. Puis toutes les semaines. Puis une lettre à chaque fin de mois. Puis une carte pour chaque nouvelle année. Puis plus rien. En me relisant, je trouve notre histoire cliché. En ajoutant les "cap ou pas cap", nous sommes les héros de "Jeux d`enfants". En ajoutant l`amour, nous somme ceux de "Roméo & Juliette". On était heureux ensemble, pas vrai ? J`avais besoin de t`écrire, pour réussir à peut-être un jour, enfin, tourner la page. Je ne désire plus te revoir, chère Sophie. Je ne veux pas que tu me répondes, jamais. Je veux garder de toi, ce souvenir d`une jeune fille aux boucles brunes, si naïve & pleine de tendresse. Ne gâche pas tout.


Pour toi.

Pour nous.

Pour toujours.
« & parce que je suis une intello comme tu dis, je ne peux pas m'empêcher de lire tes journaux de motos qui traînent aux chiottes & je sais que la nouvelle béhème R 1200 GS a un petit bidule éléctrique pour rouler avec de l'essence pourrie ... »
# Posté le jeudi 12 juin 2008 09:46

Virgin Suicides.

Prenons l`exemple d'une femme & d'un homme; mais représentés ici sous la forme d'une cuillère, & d'un bol. Admettons que ladit bol ne sera jamais réellement rempli, le thé représentant dans ce cas l`amour que se portent mutuellement la cuillère, & le bol. Dans cette théorie, ceux que certains qualifient "d`âme soeur" n`existe pas réellement, pas concrètement du moins. Parfois, quelqu`un se risque à ajouter du sucre, & c`est alors la fin de l`histoire de la cuillère & du bol. Mais revenons-en au fait. Dans la vie, la vraie question est sûrement : avons-nous le droit à une, ou plusieurs cuillères ? Mais s` il s`avère qu` en réalité, il n`y en a qu`une, comment savoir quand c`est la bonne? & si l` âme soeur n` existe réellement pas, que représente l`unique cuillère ? Représente-t-elle alors plutôt la durée que la passion ? Lorsque je me suis amusée à poser la question à mon entourage : Préféreriez-vous avoir dans votre vie plein de petites aventures, mais remplies de passion, ou un unique amour, certes légèrement routinier mais qui durerait toute la vie, à l'infini comme on dit ? La réponse a été unanime : la passion reste la recherche de toutes cuillères, & de tous bols. Je n`ai toujours pas compris comment pouvait-on chercher la stabilité dans un thé. Après tout, l`aventure ne fait-elle pas partie entière de la vie ? Peut-être n`est-ce qu` une illusion, mais le parfait bonheur en amour semble à la portée de quiconque, & pourtant, sommes-nous vraiment nombreux à avoir saisit notre chance lorsque celle-ci ce présentait ? La vie ne devrait être fait alors que de petites aventures ? Je ne crois pas. Le discours que j`ai dépeint ici ressemble fort bien à celui qui n`espère plus, & pourtant. Lorsque qu'on ajoute le sucre, & qu` on mélange le tout, alors là, c'est la fin. Ou peut-être le début d` autre chose. Le fait de lire dans les feuilles de thé aurait alors sûrement une signification spirituelle, que seuls les adeptes de cette théorie comprendrait.

Vous désirez autre chose ?


# Posté le mardi 03 juin 2008 10:32
Modifié le mardi 03 juin 2008 13:23

This is not a love song.

This is not a love song.
Chère R,

Si je t`écris aujourd`hui, ce n`est pas par hasard. En fait, j` y pense depuis longtemps. J`ai toujours été plus douée à l` écrit qu` à l'oral, après tout. Peut-être étions-nous trop différentes, même au début ? Tu n`a jamais su manier les mots, soyons d` accord. Chacun son truc, hein. Tu dessinais comme personne, tu aurais pu me faire penser à Camille dans "Ensemble, c'est tout", mais non, tu avais un caractère bien à toi. & puis l`eau a coulé sous les ponts, les fleurs ont eu le temps de faner & de repousser, & nous nous sommes perdues de vue. & puis non, pas de vue, ce n`est pas ça. Nous n`avions plus le temps. Surtout toi en fait. Je t`ai attendu, & je t` attends encore. Une partie de moi sera toujours là à t` attendre, je crois, malgré moi. Je n` ai plus le courage de te qualifier de meilleure amie. J`ai lu un jour ceci : « Si tu cesses un jour d'aimer quelqu'un, c'est que tu ne l'as jamais réellement aimé ». Je n`ai jamais cesser de t` aimer. Il me semble loin, le temps où tu t`intéressais encore à moi. Si loin. Nous nous étions promis de continuer à nous voir autant qu` avant. Je sourie. Je t` avais dit tous les mois, & tu m`avais dit : « Non, toutes les semaines, t`es folle ? » On avait ri, l` insouciance & la naïveté étaient sûrement encore au rendez-vous. En même temps je comprends, comment aurions-nous pu deviner ? J` aimerais pouvoir tout recommencer. Revenir des mois en avant & t`avertir, te supplier de ne pas passer de l`autre côté du rivage. Te faire comprendre que tu me perdrais, au fil des années. Tu aurais sûrement rigolé. Tu n` a jamais pris quelque chose au sérieux avec moi. Il était peut-être temps, tu ne crois pas ? Tu ne sais pas à quel point je souffre de tout ça. Tu n` as jamais su, & tu ne sauras jamais je pense. Le temps des examens arrivera l`année prochaine. Chacune nos problèmes & nos joies. Il m` a dit que tout ce qu` il voulait, c` était que nous soyons heureuses. Ensemble, ou séparés.

Le deuxième mot te convient mieux, il me semble. Je m`y accomoderai, ne t`inquiètes pas. Avec le temps, va tout s`en va.



Pour toutes ces choses que l`on ne s`est pas dites. Tendrement, L.




# Posté le vendredi 30 mai 2008 07:59
Modifié le vendredi 30 mai 2008 08:30